Articles sur les dysfonctionnements hospitalier

13 minutes en moyenne pour chaque résident…

Ce témoignage d’un aide-soignant récemment recueilli sur la page facebook du groupe Ni Bonnes Ni Nonnes Ni Pigeonnes est suffisamment explicite concernant la dégradation des conditions de travail des soignants et ce, au détriment des  patients. Nous le partageons donc avec vous et avec l’autorisation de son auteur, Laurent.

Je travaille dans un EHPAD. Depuis samedi, nous tournons à trois aides-soignants pour la journée au lieu de quatre (une collègue est malade depuis vendredi soir), ce qui fait que nous faisons le minimum pour les toilettes.
Ma matinée :

  1. arrivée à 6h30, édition des transmissions, distribution de médicaments à trois résidents puis trois toilettes entre 7h et 7h40 ;
  2. pause de 7h40 à 8h10, pendant laquelle nous nous sommes organisés avec mes deux collègues pour nous répartir les toilettes en raison de l’absence de la quatrième AS ;
  3. ensuite une quinzaine de levers et d’installation pour le petit-déjeuner, deux aides à la prise du petit-déjeuner avec prise de médicaments ;
  4. je débute mes toilettes à 8h45 et j’en ai 14 à faire… Mes deux collègues n’ayant pas terminé, j’en fait une quinzième ….. Résultat des courses il est 12h lorsque nous terminons.

J’ai donc consacré 13 minutes en moyenne à chaque résident pour le déshabillage, la toilette, le change, l’habillage et la descente au rez-de-chaussée…

« Je débute mes toilettes à 8h45, j’en ai 14 à faire… »

Demain, nous serons toujours trois AS. Après deux journées à 11h de boulot, nous sommes déjà bien crevés et surtout assez énervés de ne pas avoir reçu d’aide de la part de l’infirmière cadre qui a passé sa matinée à voir comment on avançait, combien de toilettes il nous restait et à « prendre la tête » à notre infirmière…
Ce n’est pas la première fois que cela arrive, la deuxième équipe a ainsi bossé pendant 5 jours à 3 AS au lieu de 4 début janvier 2013.

Il y en a marre de ne pas être remplacé en cas d’absence, de travailler comme des bagnards pour que tout soit fait « dans les temps », de ne recevoir aucune aide, de courir toute la journée, de finir sur les rotules, tout en sachant que demain il faut remettre ça, que nos résidents, bien qu’ils soient très compréhensifs, soient pris en otage par une hiérarchie qui, tant que le boulot est fait, se fiche des conditions de travail et de la prise en charge…

Du coup, nous avons pris la décision de faire maintenant des toilettes complètes à tous les résidents, ceux qui devaient avoir leur douche ce week-end l’auront demain en même temps que tous ceux pour qui c’était déjà prévu, quitte à ce que nous finissions les toilettes à 13h, voire plus tard. Certes, ça nous fera faire des heures en plus, mais on ne peut pas continuer comme ça à tout accepter au détriment de nos conditions de travail, de notre santé et du bien-être de nos résidents qui paient en moyenne 2.800 € par mois !

Cela s’ajoutera à nos autres plaintes : plus d’animations durant les après-midi, des repas beaucoup moins appréciés qu’avant, des familles qui commencent à se plaindre, sans parler de nos heures supplémentaires de 2012 qui ne sont toujours pas payées…

Un article à faire tourner, pour dénoncer ces pratiques insupportables pour la qualité des soins !

Bernadette Fabregas
Rédactrice en chef aide-soignant.com
bernadette.fabregas@infirmiers.com

Publié le 13/02/2013, dans A la une 

Modifié le 13/02/2013 10:37

http://www.aide-soignant.com/article/ressources/a-la-une/as/13-minutes-en-moyenne-pour-chaque-r-sident

 

Situation d’urgence aux urgences de Strasbourg

le 07/02/2013 à 09:17 par Geneviève Daune-Anglard

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Les urgences sont débordées, comme ici au CHU de Hautepierreà Strasbourg. Photo Jean-Marc Loos

Les soignants des urgences des Hôpitaux universitaires de Strasbourg ont lancé un véritable appel de détresse face à la dégradation de leurs conditions de travail.

« La création des centres d’excellence a entraîné la fermeture de lits de courts séjours », explique le Dr Syamak Agha Babaei, praticien hospitalier aux urgences du Nouvel hôpital civil (NHC) à Strasbourg. Cette pénurie de lits a entraîné une augmentation du temps passé par les patients sur des brancards aux urgences.

« Alors que le délai de prise en charge entre l’arrivée aux urgences et la visite d’un médecin est autour de 20 minutes pour des urgences non vitales, ce qui est tout à fait raisonnable, poursuit le praticien, le temps passé aux urgences est en moyenne de 8 heures avant une hospitalisation ou un retour à la maison. Mais la semaine dernière, un malade a attendu 50 heures aux urgences du CHU de Hautepierre et un autre, 43 heures à celles du NHC ! »

En cause, l’accès non prioritaire des services d’urgences aux examens complémentaires (radiographie, scanner, etc.), mais aussi le manque criant de lits d’hospitalisation de court séjour, notamment en gériatrie. Or, avec le vieillissement de la population, les urgences accueillent énormément de personnes âgées, « isolées et atteintes de pathologies lourdes ». 15 % d’augmentation de fréquentation ont été observés pendant la dernière semaine de décembre et la première de janvier sur les deux sites strasbourgeois.

« Cet accueil confine à la maltraitance, se désole l’urgentiste. Les personnes sont souvent incapables d’aller par elles-mêmes aux toilettes, ne peuvent pas boire pendant des heures… » Et ne peuvent pas non plus se recouvrir décemment si leur blouse d’hôpital ou la couverture qui recouvre le bas de leur corps a glissé.

D’autre part, après la visite du médecin qui est allé s’occuper de quelqu’un d’autre, les patients sont laissés à eux-mêmes, sans surveillance ou monitoring. « Ce danger-là, nous n’avons pas à l’assumer », proteste le médecin qui réclame des moyens pour bien faire son travail.

Une rencontre des urgentistes avec la direction des HUS a eu lieu vendredi dernier. « C’était constructif et la direction nous a assuré qu’elle travaillait à des solutions concrètes », poursuit le médecin. D’autant que ces condi-tions de travail, avec plus de 60 heures par semaine, entraînent selon lui une désaffection des vocations des jeunes médecins pour les urgences.

L’autre question que soulèvent les urgentistes est celle de la répartition équitable des patients les plus difficiles entre hôpitaux publics et cliniques privées ayant une mission de service public et le financement qui va avec. « Ces cliniques n’accueillent pas tout le monde et la régulation du 15, au fil des ans, a accepté ce tri. L’hôpital public, lui, ne peut pas dire non, même quand il n’a plus un seul brancard disponible ! »« Il faut repenser tout le système hospitalier, insiste le Dr Agha Babaei. On ne peut pas faire sans cesse des économies ». S’ils ne sont pas entendus, les soignants n’excluent pas de faire grève dans les prochains jours.

le 07/02/2013 à 09:17 par Geneviève Daune-Anglard

http://www.lalsace.fr/actualite/2013/02/07/situation-d-urgence-aux-urgences-de-strasbourg

 

CHU Pellegrin : « On n’est pas respectés »

Les agents de service hospitalier sont en grève pour dénoncer leur management

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Elles sont très en colère. Les mots se heurtent, scandés. Cécilia, ASH (Agent de service hospitalier) à l’hôpital des enfants de Pellegrin depuis 2007 : « On nous surveille. Si on veut aller aux toilettes, il faut laisser un mot sur notre chariot. Si on parle aux syndicats, on est saqué, notre note à la fin de l’année est revue à la baisse. Or, de cette note dépend notre prime. L’année dernière, mon compagnon a eu un terrible accident de voiture, je suis bouleversée, mais je n’ai jamais lâché mon boulot. Comme je le fais remarquer à ma contremaître, elle me rétorque « et alors ? C’est même pas ton mari ». »

Vendredi entre midi et deux, une cinquantaine d’ASH manifestait devant le bâtiment des Tripodes du CHU bordelais, à l’appel de l’intersyndicale (CGT, CFDT, Sud Santé). Motif : « Un management dégradant, des conditions de travail de plus en plus difficiles avec du personnel manquant, non remplacé, une pression permanente »

A Pellegrin, les ASH, à 95 % des femmes, sont 500. Elles sont 800 sur tous les sites du CHU. À vrai dire, elles se plaignent surtout de leur hiérarchie directe, leurs « contremaîtres » qui sont d’ex-ASH. Nathalie, ASH en maternité, tremble de tension : « On subit une discrimination physique, on est trop grosse, trop maigre, mal coiffée, trop maquillée, ou pas assez. Trop bavarde ou pas assez. On nous agresse sur ce qu’on est, comme si cela avait un rapport avec notre boulot, lâche la jeune femme. On n’est pas respectées en fait, traitées comme des enfants et si jamais, on se rebelle, alors là, les représailles sont terribles. » Ainsi, la trop jolie Priscilla à qui sa chef reproche « de ne pas avoir la tête d’une ASH ». « Et puis, elle commente chaque jour comment je suis coiffée ou maquillée ! C’est humiliant, je suis obligée de me taire pour avoir la paix. Quel rapport avec mon travail ? »

« Gare aux généralités»

Martine et Marie-Claude sont ASH à Pellegrin depuis 35 ans. Elles déplorent plutôt « le peu d’évolution de leur carrière. Le manque de revalorisation des salaires à 1 400 euros net par mois. Et ce problème de management, chaque service fait sa loi en interne », estiment-elles.

Le travail a évolué, elles ont toutes suivi des formations qualifiantes, les normes d’hygiène étant devenues drastiques afin d’éviter les infections nosocomiales. Le personnel d’entretien est contraint à observer un protocole de nettoyage très lourd et précis.

Franck Raynal, directeur des ressources humaines du CHU, a reçu une délégation d’ASH lundi dans son bureau. « Elles ne m’ont pas parlé de ces problèmes relationnels de hiérarchie, remarque-t-il. Elles s’en sont tenues aux généralités, or, j’aurais préféré qu’elles témoignent. Méfions-nous des généralités, ça ne se passe pas ainsi, dans tous les services. Mais je sais qu’il y a des situations qui ne sont pas normales et il convient d’agir. Je considère cette grève comme un signal d’alerte. Le ou les services où l’on repère de tels agissements devront être signalés. Nous traiterons au cas par cas. Les ASH souffrent globalement d’un manque de reconnaissance de leur rôle dans l’hôpital. Il ne se limite pas au seul ménage, elles sont une présence humaine qui a un impact positif auprès des patients. Certains services de soins peuvent l’oublier. »

Franck Raynal ajoute aussi à propos des primes de fin d’année qu’il existe « des garde-fous » : une commission qui évalue le travail des ASH, au-delà de l’avis consultatif de la première hiérarchie. Sur la baisse des effectifs, la surcharge de travail, les salaires, la précarité des contrats, il ne dit mot.

Bordeaux

http://www.sudouest.fr/2013/02/09/on-n-est-pas-respectes-961390-3.php

 

Hôpitaux : restructurations mal conduites, selon la Cour des comptes

J. Doll

il y a 2 jours

13 février 2013 – La Cour des comptes poursuit son travail d’examen des dépenses de l’Etat. Elle souligne notamment que les restructurations menées dans le secteur hospitalier depuis une quinzaine d’années sont «mal conduites» ou «inachevées». Le rapport annuel de l’institution recommande de privilégier les intérêts nationaux avant les objectifs purement locaux (TV5.org). La stratégie de rationalisation hospitalière n’aurait pas porté ses fruits, et la carte hospitalière refondue sous le gouvernement Juppé en 1995 est une fois de plus critiquée par la Cour (latribune.fr). leprogres.fr revient sur une exemple extrait du rapport de la Cour des comptes, sur le cafouillage d’un projet de regroupement d’hôpitaux en région Rhône-Alpes.

Hôpitaux: les restructurations « mal conduites », selon la Cour…

La Cour des comptes souligne que les restructurations hospitalières entamées il y a une quinzaine d’années continuent d’être « mal conduites » ou « inachevées » et préconise, dans…

TV5 Monde

il y a 3 jours

La réforme de la carte hospitalière…

Santé Entrée en vigueur, cette stratégie de rationalisation des établissements hospitaliers n’airait pas porté ses fruits selon la Cour…

La Tribune.fr

il y a 3 jours

Hôpital en Tarentaise : « Vingt ans d’échec »

Le Progrès

il y a 2 jours

Hôpitaux : des restructurations trop lentes et trop coûteuses, selon la…

La Cour des comptes a examiné trois projets de restructurations hospitalières. Tous trois ont mis trop de temps à voir le jour -entre dix et vingt ans. Les coûts des projets ont dépassé les prévisions.

Indispensable pour s’adapter aux besoins des populations tout en respectant les normes de sécurité sanitaire, la recomposition du paysage hospitalier « reste aujourd’hui inachevée et imparfaite »

Regroupements d’établissements, transferts d’activités, réorganisations de services, les

 

http://www.youmag.com/news/94972

 

L’HOPITAL DE MERCY DEBORDE : LA REACTION DE CHRISTINE SINGER

PAR JÉRÔME L. – 14 FÉVRIER 2013

CLASSÉ DANS : A LA UNE, METZ, VOUS AVEZ LA PAROLE

Comment peut-on imaginer un nouvel établissement hospitalier, ouvert depuis quelques mois seulement, présenté comme un atout pour notre région, mais qui manquent de lits et dont les urgences sont saturées ?

Et pourtant, il existe et il se trouve à Mercy !

Des personnes agées sur des brancards pendant des heures, et qui à 23 h sont toujours en attente et n’ont pas diné, des urgences surchargées, un manque de lits qui a obligé le CHR de Mercy à envoyer des patients dans d’autres établissements (CHR de Thionville (lui-même surchargé et qui renvoit sur l’hôpital de Hayange), celui de Briey et même…au CHU de Strasbourg (en réanimation)), des locaux beaucoup trop vastes et qui ne facilitent pas la tâche du personnel et l’approvisionnement du matériel (la gestion informatisée des stocks en provenance de la pharmacie ou du magasin, sur la base du plein vide a ses limites).

Cette situation deviendrait aujourd’hui récurrente avec du personnel qui tire la sonnette d’alarme alors même que cet hôpital a coûté la bagatelle de 283 millions d’euros.

Il devient urgent aujourd’hui de renforcer les équipes aux urgences et d’augmenter la capacité en lits de l’hôpital.

Comme l’a, à juste titre, dénoncé la Cour des Comptes (et que j’avais également souligné en son temps), on fait des dépenses inutiles et complètement inadaptées en Lorraine comme le projet de Vandières qui vient d’être pointé du doigt.

Mais, comment peut-on envisager de faire des dépenses insensées pour des projets morts-nés alors que nous avons d’autres priorités ?

Sait-on encore ce que signifie le mot PRIORITÉ en Lorraine ? En France ?

Et, de là à dire que ce n’est qu’une question d’idéologie…il n’y a qu’un pas.

C’est pourquoi, j’en appelle aujourd’hui à Monsieur le Préfet et au DG de l’ARS pour que nous n’allions pas au point de rupture que dénonce aujourd’hui les patients et les personnels soignants au CHR de Mercy.

Mais, plus généralement, ce je souhaite dénoncer ici, c’est le manque d’intérêt croissant pour les soins de santé : on coupe dans les budgets, on taille dans les effectifs, on transfère, on étouffe…

Non, l’hôpital ne doit pas être le parent pauvre de notre pays !

C’est une question de risque sanitaire !

Christine SINGER

Déléguée de la 1ère Circonscription

Mouvement Démocrate de Moselle

http://legraoullydechaine.fr/2013/02/14/lhopital-de-mercy-deborde-la-reaction-de-christine-singer/

 

 

Le CHU a-t-il caché 21 millions d’euros en 2010 ?

Si le résultat comptable du CHU est revenu à l’équilibre, la chambre régionale des comptes note toutefois dans son rapport la « constitution irrégulière de réserves budgétaires ».

© Archives Franck Dubray

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La chambre régionale des comptes a rendu public, hier, son rapport sur l’hôpital nantais. Elle a constaté des « provisions irrégulières » qui ont modifié le résultat comptable de 2010.

Pourquoi ? Comment ?

Pourquoi ce rapport maintenant ?

Tous les cinq ans environ, collectivités et établissements publics importants des Pays de la Loire (ville de Nantes, conseil régional, etc.) sont contrôlés. « Le CHU de Nantes est l’un de nos plus grands comptes. Cela représente un travail énorme et long », souligne Louis Vallernaud, président de la chambre régionale, située à Nantes.

Le dernier rapport sur la gestion du CHU avait été publié en 2006. La nouvelle analyse porte sur les années 2007 à 2011.

Pour éplucher les bilans de ce « mastodonte » (9000 équivalents temps plein fin 2010),deux magistrats et deux assistants ont planché, depuis mai 2011, sur des centaines de pièces comptables. Ils se sont déplacés pour entendre les principaux responsables de l’hôpital.

Que pointent les magistrats de la chambre ?

Des irrégularités et des insuffisances comptables. La plus notable d’entre elles : des « provisions irrégulières » conséquentes en 2010. « Nous avons choisi de mettre le projecteur sur ces provisions parce qu’elles sont significatives : 21 millions d’euros en 2010. Et nous les évaluons à 50 millions d’euros en 2011 », explique Louis Vallernaud.

Ces réserves d’argent, indépendantes de l’autofinancement, ont influé sur le résultat comptable en 2010: « Au lieu d’afficher un résultat positif, le CHU a affiché un résultat négatif. »

En 2010, le contexte social était très tendu. Pour combler son déficit énorme de plus de 30 millions d’euros, le CHU avait en effet entrepris, depuis 2008, un plan de réduction des effectifs. Difficile dans ce contexte d’afficher un excédent budgétaire?

À la lecture du rapport, la CFDT réagit : « Sans cette capitalisation au détriment des agents, les conditions de travail au CHU pourraient être améliorées. »

Y a-t-il eu volonté de cacher ces sommes ?

Sur ce point, la chambre ne répond pas. Ce n’est pas son rôle. « Nous nous arrêtons à ce constat. Nous ne faisons pas de procès d’intention, précise Louis Vallernaud. Nous n’avons aucun élément pour dire qu’il y a eu volonté de masquer. Notre objectif, c’est la transparence et là, nous sommes pleinement dans notre rôle, car il y a un problème de sincérité. »

Les magistrats ont rappelé que la même observation avait été formulée en 2007.Mais cette année-là, des provisions avaient permis, à l’inverse, d’occulter de mauvais résultats…

Tricherie? Erreur? Les suppositions vont bon train. « Pourquoi ne pas avoir rendu public ces informations ? Que craint la direction, les revendications salariales des représentants du personnel et des syndicats ? Quel a été le rôle de Jean-Marc Ayrault, ancien président du conseil de surveillance ? », s’interroge également le groupe d’élus d’opposition Ensemble pour Nantes.

Sur la motivation de la constitution de ces réserves, les réponses de la direction du CHU n’ont pas satisfait l’institution judiciaire. Hier, Christiane Coudrier, directrice générale de l’hôpital, s’est exprimée à travers un communiqué de presse (lire ci-dessous).

Ces réserves remettent-elles en cause la bonne santé financière du CHU ?

Non. Dans leurs conclusions, pour la période 2007-2011, les magistrats affirment que « la situation du CHU s’est nettement améliorée. Le résultat comptable est revenu à l’équilibre et l’autofinancement dégagé est important ».

« Le redressement de fond est remarquable »,souligne même Louis Vallernaud, car la situation était critique en 2007.Le rapport note par ailleurs « une croissance significative de l’activité » depuis la même année. De plus, la chambre révèle que « les coûts par séjour ont été maintenus à un niveau inférieur à celui de la moyenne nationale des coûts ». Un plus pour les patients du département.

 

Magali GRANDET.  Ouest-France

http://www.nantes.maville.com/actu/actudet_-Le-CHU-a-t-il-cache-21-millions-d-euros-en-2010-_52716-2292410_actu.Htm

 

 

Dans un rapport, la Cour des comptes pointe du doigt les gaspillages des mauvaises restructurations effectuées dans les hôpitaux.

La Cour des comptes dénonce les restructurations hospitalières entamées il y a une quinzaine d’années. Selon les magistrats de la Cour, ces restructurations continuent d’être “mal conduites” ou “inachevées“.

En 2008, la Cour des comptes préconisait déjà de “relancer” et “rationaliser” les restructurations dans les hôpitaux.

Selon la Cour des comptes, “les hésitations et les retards pris dans la conduite des projets de restructurations des hôpitaux ont conduit à des surcoûts et à des difficultés de financement qui risquent de peser longtemps sur l’équilibre budgétaire des établissements sans que l’offre de soins ait été améliorée“.

Dans la Tarentaise, la fusion des hôpitaux d’Albertville et de Moutiers a fait l’objet de plusieurs plans de financements, le dernier étant suspendu depuis octobre 2012 dans l’attente de nouvelles études sur l’offre de soins sur le territoire concerné.

La Cour des comptes prône désormais une “démarche rigoureuse et cohérente” pour les restructurations dans les hôpitaux, et l’adoption d’une “stratégie nationale” au lieu d’une stratégie locale.

source: journaldunet.com

http://www.observatoiredessubventions.com/2013/le-gaspillage-des-restructurations-des-hopitaux/

 

 

Nantes. 530 postes en moins au CHU d’ici 2025

Nantes. 530 postes en moins au CHU d’ici 2025

© Photo PO-B.B.

Révélé par Presse Océan, le rapport de la chambre régionale des comptes sur l’hôpital suscite un débat musclé.

Louis Vallernaud, président de la chambre régionale des comptes, ne tarit pas d’éloges sur le projet de transfert des activités du CHU sur l’île de Nantes. Reste la question qui fâche: l’hôpital a-t-il les reins assez solides pour réaliser l’opération chiffrée entre 863 millions et 981 millions d’euros, selon que l’on intègre ou non les équipements ?

Le budget du projet de l’île de Nantes ne sera tenable que si la direction de l’établissement applique à la lettre son projet médical. Soit le développement accru de la chirurgie ambulatoire et une diminution sensible du nombre de lits en MCO (Médecine, chirurgie, obstétrique), l’établissement projetant à terme de passer de 1640 à 1384 lits (-15,6 %).

Pour assurer la viabilité de l’opération, le CHU devra « s’engager à maîtriser ses dépenses de fonctionnement jusqu’en 2025 ». Et donc suivre les préconisations de la Mission nationale d’appui à l’investissement hospitalier, qui table sur des économies de 21 millions d’euros, via la réduction du personnel soignant. Soit 530 postes. Tollé assuré en interne.

Le transfert? « Une nécessité pour le CHU »

Dans un communiqué, Christiane Coudrier, directrice du CHU note que, concernant le projet Île de Nantes, le rapport de la chambre régionale des comptes reprend en partie les conclusions de l’Inspection générale des affaires sociales, assurant que « le transfert des activités de court séjour est une nécessité ».

Ce projet, rappelle-t-elle, a été à plusieurs reprises validé par la communauté médicale du CHU et » figure dans le projet d’établissement 2013-2017 approuvé par le conseil de surveillance du CHU en décembre 2012″.

Des critiques à gauche comme à droite

Sophie Jozan, chef de file de l’UMP à Nantes, estime que le transfert de l’hôpital « est une fois de plus remis en cause ». Les représentants syndicaux s’insurgent face « au nouveau serrage de vis annoncé » et brandissent les rapports de la médecine du travail pointant la souffrance de salariés.

« Sans cette politique de capitalisation au détriment des agents, les conditions de travail pourraient être considérablement améliorées », dit la CFDT.

La CGT redoute que les réductions de postes soient réalisées en confiant des missions d’entretien, d’électricité ou de plomberie à des sociétés privées. Et fustige la mauvaise gestion du parc immobilier, soit 31 habitations d’une valeur de 7,5 millions.

« Certains logements sont mis à disposition gratuitement », s’offusque Sophie Jozan, dénonçant un « entretien de privilèges » et « un abus scandaleux ».

Plus d’informations à lire ce mercredi dans Presse Océan.

Presse-Océan

http://www.nantes.maville.com/actu/actudet_-Nantes.-530-postes-en-moins-au-CHU-d%26amp%3B039%3Bici-2025_52716-2292474_actu.Htm

 

Polynésie : les infirmières libérales au régime sec

DR

D’autorité, la Caisse de prévoyance sociale de la Polynésie française a décidé de diminuer de 5% le tarif des actes infirmiers. Depuis 2009, les baisses s’accumulent pour les Idels, alors que les charges et l’inflation grimpent.

 

Depuis novembre dernier, les quelque 180 infirmières libérales de Polynésie française se mobilisent pour tenter d’infléchir la baisse annoncée de 5 % du tarif de leurs actes. Une disposition prise par la Caisse de prévoyance sociale (CPS) ­— instance dans laquelle ne siège aucun représentant de la profession, et qui doit entrer en vigueur début février.

Si les Idels refusent de signer l’avenant à leur convention d’ici jeudi 31 janvier, une convention individuelle dite « au tarif d’autorité » s’appliquera. « Cela pourrait se traduire par une baisse de 40 % de nos tarifs. Bref, le moindre des actes nous coûtera alors de l’argent », explique Jérôme Fernandez, président du Syndicat des infirmiers libéraux de Polynésie française (SILPF).

« En 2010, nous avions déjà consenti une baisse de 3 % du tarif de nos actes pour participer à l’effort nécessaire, qui visait à rétablir l’équilibre le budget de l’assurance maladie, explique-t-il. Cette baisse devait être ponctuelle. En contrepartie, nous demandions que des réformes structurelles soient réalisées pour redresser le cap de manière pérenne. Or, rien n’a été fait et, de surcroît, on nous oblige aujourd’hui à avaler une nouvelle baisse de 5 %. Dans le même temps, les médecins généralistes voient leur enveloppe maintenue et celle des sages-femmes augmente de plus de 2 %. C’est inacceptable ! »

Indemnités kilométriques divisées par neuf

La collectivité d’outre-mer est en proie à de sérieuses difficultés économiques depuis plusieurs années. Résultat: en dix ans, son inflation a grimpé de 18 % et les charges sociales ont flambé pour atteindre + 954 %, afin notamment de compenser la hausse constante du chômage. « Le financement de la caisse maladie étant à 75 % assuré par les cotisations sociales, son déséquilibre ne fait que grandir », précise Jérôme Fernandez.

La baisse du tarif des actes n’est pas la seule à laquelle doivent faire face les Idels polynésiennes. « Depuis 2009, nos indemnités kilométriques ont été divisées par neuf. Aujourd’hui, on perçoit à peine 8 centimes d’euro par kilomètre. Or, ici, les gens ne se déplacent pas, c’est à nous de le faire. L’an dernier, j’ai parcouru 33 000 kilomètres ! Et le coût de la vie est, en moyenne, supérieur de 40 % en Polynésie par rapport à celui de la métropole », détaille le président. Ce à quoi s’ajoutent les envolées du litre d’essence : + 224 % pour le gazole, +156% pour le sans-plomb. Et d’ajouter : « Sans compter que la nomenclature générale des actes professionnels (NGAP) n’a pas été révisée depuis 2003. De fait, nous ne pouvons profiter de toutes les récentes revalorisations professionnelles. »

Isolées

Malgré leur mobilisation, une pétition qui a recueilli plusieurs milliers de signatures en quelques jours et les rencontres que le syndicat a multiplié avec les pouvoirs publics, les élus locaux et la CPS ces dernières semaines, les négociations semblent au point mort. « Nous avons aussi pris contact avec les syndicats libéraux de métropole et n’avons, à ce jour, reçu aucune réponse, pas même une marque de soutien », se désole le président du SILPF. Isolées, et à 48 heures de l’entrée en vigueur de la nouvelle convention, les Idels n’auront sans doute pas d’autre choix que de parapher l’avenant.

Françoise Vlaemÿnck

Pour plus d’informations, lire l’enquête à paraître dans L’Infirmière libérale magazine de février (n°289).

 

http://www.espaceinfirmier.com/actualites/detail/62274/polynesie-les-infirmieres-liberales-au-regime-sec.html